Flattant l’automobiliste électeur, le candidat UMP annonce la création de 1000 nouvelles places de stationnements en ville (centre et gare). Pour notre amoureux de la voiture individuelle qui ne semble pas comprendre les problèmes écologiques et les changements climatiques, il s'agit de faire rêver les nostalgiques de l'automobile sans limite.

Les limites existent pourtant et nous dénonçons cette démagogie :

* Une place enterrée coûte entre 15000 et 20000€. Où trouvera t-on 20 millions d'euros sans augmenter les impôts ?

* La création de parkings souterrains nécessite de choisir à quel endroit les créer : rien n'est dit évidemment car cela pourrait légitimement faire réagir les riverains concernés par une telle construction en centre-ville.

* Cette proposition atteste de l'ignorance de ce qui existe vraiment au-delà des impressions et de l'idéologie "pro-voiture": les parkings municipaux actuels sont chargés uniquement le samedi matin et, pour la Fourche, le dimanche matin; en construire davantage coûterait cher à la collectivité (à tous les habitants) sans être utile tous les jours: ce serait donc du gaspillage d'argent public. Il vaut mieux pour résoudre certains problèmes ponctuels, développer ce qui a été commencé, à savoir la location de places souterraines inutilisées dans certains immeubles collectifs, notamment de Clamart Habitat. Ces solutions sont plus économes et visent à utiliser au mieux ce qui existe.
   
* Avec 6000 habitants par km², l'urbanisme de Clamart ne peut pas supporter un trafic routier automobile fluide. Il faut privilégier les transports en commun comme cela a été fait avec les tramways qui arrivent et les couloirs de bus en site propre, tout en soutenant la marche et le vélo.
   
* La pollution liée à la circulation routière a des effets nuisibles voire mortels sur la santé des plus fragiles, enfants et personnes âgées particulièrement. Faut-il rendre les gens malades pour être élu ? Ce ne sera pas notre choix.

* Du fait de la hausse des coûts du carburant et des frais divers, les dépenses publiques pour l’automobile profitent avant tout aux personnes les plus aisées. Inversement, les foyers à faibles revenus attendent prioritairement une amélioration des transports publics.

Soutenir les déplacements routiers individuels pour tous est aujourd'hui une mesure anti-écologique et anti-sociale.
Avec cette orientation 100% routière, Monsieur Berger prouve qu'il a 40 ans de retard en matière de politique urbaine durable.