Au niveau local, la droite ne conçoit la démocratie que sous l’angle d’une délégation de pouvoir à un seul homme, le maire, qui décide de presque tout pendant sa mandature.

A Clamart, les précédentes équipes municipales, à majorité socialiste, ont mis en place, sous l’impulsion de leurs alliés (Alternative Clamartienne et Verts), un embryon de démocratie participative sous la forme de conseils de quartiers. Initialement porteurs d’espoir pour les Clamartois, ils n’ont pas tenu leurs promesses…

Quels objectifs visons-nous en soutenant la démocratie participative à Clamart ?

  • Améliorer la transparence dans les débats par l’accès à l’information pour les habitants : c’est la condition même du débat démocratique.
  • Limiter les effets négatifs induits par  la professionnalisation de l’activité politique (stratégie de gestion de carrière et d’ambitions personnelles).
  • Faciliter la réappropriation de la politique par les citoyens : accroître l’implication, la formation et la participation des citoyens dans le débat public et les décisions qui les concernent. Rendre les citoyens acteurs et pas seulement consommateurs.
  • Mettre en place une forme de contre-pouvoir qui vienne compenser les déséquilibres créés par une législation communale archaïque : concentration des pouvoirs entre les mains du maire, manque de moyens et d’informations pour les structures d’opposition ou de citoyens pouvant exercer un éventuel contrôle…

Quelques-unes des propositions que nous souhaitons mettre en œuvre :

  • Les Conseils de Quartiers : déjà mis en place dans les précédentes mandatures mais qui ont montré leurs limites (manque de représentativité, problématique essentiellement micro-locale, conflit entre intérêt du quartier, ou de certains habitants, et intérêt général au niveau de la commune…). Leur fonctionnement doit être changé.
  • Les Conférences de Consensus : dispositif visant à permettre à un groupe de citoyens représentatif de fournir un avis argumenté sur un sujet précis en s’appuyant sur des experts du domaine concerné. Des conférences de consensus doivent pouvoir être organisées, sur un point particulier, à l’issue d’une consultation citoyenne ou à l’initiative d’un nombre significatif de conseillers municipaux.
  • Un Observatoire de la Démocratie Locale permettant d’évaluer le fonctionnement de la démocratie locale (participative et représentative) et d’en tirer des préconisations en termes d’organisation ou d’actions correctives.
  • Le Conseil Municipal qui doit redevenir un lieu d’information et de débat et non une pas simple chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs, en petit comité.

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